Catégorie : feuilles de messe
Homélie du 11ème dimanche du temps ordinaire année A, Paroisse Saint-Charles-de-Foucauld, église du Saint Sépulcre, envoi des camps scouts et guides de France, Le tisserand, Paroisse Saint-Martin, Roubaix, au revoir à Sœur Florence Sanou.
Il a certainement longtemps que Jésus, l’envoyé du Père, avait projeté d’appeler des collaborateurs pour la mission. C’est pour cela qu’il a appelé des disciples et en choisit maintenant douze, comme les 12 tribus d’Israël. Mais l’envoi des apôtres ne paraît pas programmé. Il fait suite à un mouvement de compassion de Jésus devant les foules qu’il a sous les yeux. Elles sont désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Désemparées et abattues. On dirait aujourd’hui déprimées, désespérées. Elles ne trouvent plus le sens de leur vie. Les pasteurs les ont délaissées au profit de leurs intérêts et des affaires souvent juteuses du Temple, comme le dénonçaient en leur temps des prophètes comme Jérémie ou Ezéquiel.
Leur mission vise d’abord à soulager, à guérir, à délivrer des démons. C’est ainsi que la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu prend corps. Les gens s’en trouvent mieux. Ils respirent. Ils retrouvent la santé. L’espérance renaît et le Règne de Dieu se fait proche. La promesse de Dieu se réalise. L’annonce de l’évangile se conjugue à ces signes concrets. Le salut est à l’œuvre.
Deux choses peuvent nous surprendre. Tout d’abord, la mission se limite aux frontières étroites d’Israël et en priorité aux brebis perdues d’Israël. Elle n’est pas destinée aux païens, ni aux Samaritains. Cela peut surprendre au regard de ce qu’écrivent d’autres évangélistes et de l’épopée missionnaire de l’Eglise que nous décrivent les Actes des apôtres et les lettres de Paul. Ne l’oublions pas : Matthieu s’adresse à des juifs devenus chrétiens qui peinent à ouvrir les portes de l’Eglise à des nouveaux venus et Jésus lui-même a évolué principalement en milieu juif. Ensuite, les missionnaires sont d’abord des moissonneurs d’une moisson abondante, des récoltants de fruits qu’ils n’ont ni semés, ni plantés. Leur mission relève du jugement final qui détermine ce qui a de l’avenir et ce qui en dépourvu. Ils sont comme les révélateurs du Règne de Dieu. Ils rendent inopérant tout ce qui s’y oppose. Ils sont au service de l’alliance entre Dieu et son Peuple, telle que la lecture du livre de l’Exode nous la rapporte, une histoire d’amour, une histoire de grâce : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ».
En rendant grâce à Dieu pour la mission de 7 années de Sœur Florence parmi nous, comment ne pas évoquer son sourire réjouissant, son attitude d’accueil, sa chaleur communicative ? Comment ne pas y voir cette saveur évangélique mijotée dans le compagnonnage avec Jésus dans la prière, l’eucharistie quotidienne et la vie communautaire de disciples. Quelle belle manière de s’associer à la mission des apôtres pour servir le Peuple de Dieu qui vit ici à Roubaix et tous ceux qui sollicitent l’aide du Secours Catholique, rue d’Isly ! Sœur Florence, tu es un soleil pour beaucoup ici, un soleil qui réchauffe et réconforte, un soleil qui éclaire les enfants du caté et leurs parents, un soleil qui rayonne la lumière du Christ, bon Pasteur. Au nom de nos deux paroisses Saint-Martin et Saint-Charles de Foucauld, au nom de tous les roubaisiens, un très grand merci à la congrégation des sœurs de l’Annonciation de Bobo Dioulasso de t’avoir envoyée ici, un grand merci à toi ! Que Dieu te bénisse et te garde tout au long de ta vie et des missions à venir. Amen.
Père Bruno CAZIN, curé des Paroisses Saint-Martin et Saint-Charles-de-Foucauld, doyen de Roubaix.
Feuilles de Messes Dimanche 14 Juin 2026 Messe en famille, Action de grâce de fin de caté et au-revoir à Sœur Florence SANOU ⛪️.
Feuille d’annonces Messes de 10h15 et 18h30.
Feuille de chants Messe de 10h15 :
Homélie pour le dimanche du Corps et du Sang du Christ, Paroisse Saint-Charles de Foucauld, église Saint-François, Paroisse Saint-Martin, Roubaix, 6 et 7 juin 2026. A 10h15, baptêmes d’Edouard, Isabelle, Rose, Nathanaël, admission dans la pleine communion de l’Eglise de Joséphine et Ralph, première communion d’Edouard, Joséphine, Ralph Änaïs et Jean, confirmation d’Edouard et Joséphine. 150 ans du collège Pascal.
Un grand jour. Parce que nous fêtons les 150 ans d’un établissement scolaire longtemps animé par les sœurs de la Sagesse et où des générations d’élèves se sont succédées, entourées par la communauté éducative et les parents. Nous rendons grâce pour tout ce qui s’est vécu et se vit dans l’accompagnement des jeunes, les amitiés nouées, les découvertes d’aptitudes et de vocations, les bons moments partagés. Dans la foi, nous discernons l’action de Dieu qui permet aux uns et aux autres de découvrir leur dignité, grandir dans le respect mutuel et mettre leurs connaissances au service des autres.
En ce dimanche l’Eglise fête le Corps et le Sang du Seigneur, qu’on appelait autrefois la Fête-Dieu. Nous fêtons le Corps et le Sang du Fils de Dieu qui se donne en partage pour habiter en nous et que nous vivions de sa vie. Nous accueillons Joséphine et Ralph dans la pleine communion de l’Eglise catholique alors qu’ils ont été baptisés dans l’Eglise évangélique du Cameroun. Nous célèbrerons le baptême d’Edouard qui n’a pu être baptisé à Pâques pour raison de santé, ainsi que ceux d’Isabelle, Rose et Nathanaël, préparés au collège Pascal. Je confirmerai Joséphine et Edouard avant qu’ils ne communient pour la première fois de même que Jean, Ralph et Anaïs, sa soeur.
L’eucharistie que nous célébrons est au centre de l’expérience spirituelle chrétienne. Alors qu’on est baptisé et confirmé une fois, on peut communier chaque dimanche et même chaque jour. L’eucharistie du Seigneur est mémorial de sa passion et de sa résurrection. C’est une mini-Pâques que nous célébrons chaque fois. Mais elle ne nous tourne pas seulement vers le passé, vers le don de sa vie que le Christ a fait une fois pour toutes. Elle nous tourne aussi vers l’avenir car elle anticipe le banquet final auquel Dieu invite tous les hommes. Si l’eucharistie nous tourne vers le passé et vers l’avenir, elle nous est bien donnée au présent. Le Christ se donne à nous pour que nous vivions de sa vie pour que nous passions avec lui de la mort à la vie pour que nous aimions du même amour que lui pour que grandisse en nous l’amour.
L’eucharistie nous rassemble autour d’une même table elle nourrit les membres du corps du Christ. Elle les unit dans un même corps. Elle est précédée par l’écoute attentive de la parole de Dieu et elle débouche sur l’envoi en mission pour que nous soyons témoins de l’amour reçu de Dieu et le partagions avec ceux que nous rencontrons, avec lesquels nous vivons ou travaillons. Ainsi toute notre vie peut devenir eucharistie c’est-à-dire offrande agréable à Dieu. Nous nous offrons alors comme le Christ à Dieu le Père et pour cela nous essayons de lui offrir une vie belle et droite qui nous rapproche du Royaume de Dieu
Vous l’avez compris l’eucharistie n’est pas seulement un moment, un éclat de lumière dans un monde de ténèbres. Elle nourrit notre vie chrétienne. Elle nous transforme. Elle nous renouvelle dans la foi. Ainsi toute notre vie peut devenir eucharistie R Voilà pourquoi la différence entre chrétiens et pratiquants et non pratiquants si souvent utilisée est sans fondement. Le pratiquant, c’est pas seulement celui qui va à la messe mais celui qui met en œuvre sa foi dans la vie en aimant comme le Christ nous aime, en construisant pas à pas le Royaume de Dieu que le Christ n’a cessé d’annoncer et a inauguré par sa vie donnée. Edouard, Joséphine Ralph, Anaïs et Jean, qui allez communier pour la première fois et vous tous qui communiez régulièrement, je vous invite à entrer dans l’action de grâce du Christ qui s’est complètement reçu du Père pour s’offrir à lui. Entrez, vous-aussi, dans ce mouvement d’accueil et de don qui est la source de notre bonheur et la nourriture du croyant. Amen.
Père Bruno CAZIN, curé des Paroisses Saint-Martin et Saint-Charles-de-Foucauld, doyen de Roubaix.
Feuilles de Messes Dimanche 07 Juin 2026 Le Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ ⛪️.
Feuille d’annonces Messes de 10h15 et 18h30.
Feuille de chants Messe de 10h15 :
Homélie pour le dimanche de la Sainte Trinité, et Paroisse Saint-Charles-de-Foucauld, église Saint-Sépulcre, premières communions et professions de foi des jeunes des collèges Saint-Exupéry, Roubaix, Saint-Paul, Hem et Collège communautaire de Villeneuve d’Ascq, 30 mai et Saint-Martin, Roubaix, 31 mai 2026, baptêmes et premières communions des enfants des paroisses.
Vous avez entendu la première lecture tirée du livre de l’Exode. Elle est magnifique ; Ecoutez à nouveau : « Le Seigneur descendit dans la nuée et vint se placer là, auprès de Moïse. Il proclama son nom qui est : LE SEIGNEUR. Il passa devant Moïse et proclama : ‘ LE SEIGNEUR, LE SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité. ‘ »
Le passage ainsi découpé ne permet pas de comprendre le contexte dans lequel survient cette nouvelle révélation de Dieu. Moïse a depuis longtemps reçu la mission de guider son peuple vers la Terre Promise. Le peuple rechigne. Il se fabrique des idoles, le fameux veau d’or. Il regrette l’Egypte où la vie était plus confortable même s’il était réduit en esclavage. Et Moïse n’en peut plus. Il est en colère et découragé. On dirait aujourd’hui qu’il est en dépression, en burn out. Il a même exprimé le souhait de démissionner de sa charge (Ex32,32). Il prie Dieu de marcher avec son peuple (Ex33,16) et de lui montrer sa gloire (Ex33,18). C’est alors que Dieu descend de la nuée et rencontre Moïse sur la montagne en répétant son nom : Seigneur, YHWH, « je suis celui qui suis/serai » et le déclinant avec des mots magnifiques qui en hébreu traduisent toutes les facettes de l’amour humain : l’amour tendre d’une mère, l’amour miséricordieux d’un père, l’amour jaloux d’un fiancé, la fidélité de l’amitié, la vérité de relations respectueuses. » Le Dieu d’amour se manifeste à Moïse. Il renouvelle son alliance à son peuple infidèle et lui donne de nouveau les tables des 10 commandements que Moïse avait brisées dans la colère qui l’emportait devant la trahison du peuple.
A l’époque, le Seigneur dévoilait l’immensité de son amour et la prière de Moïse fut exaucée. Dieu a marché avec son peuple. Il est resté fidèle à son alliance. Plus tard, il le rejoindra par son Fils Jésus, né de la Vierge Marie, homme au milieu des hommes. Par le don de l’Esprit Saint, il répandra dans nos cœurs l’amour qui unit le Père et le Fils. Ainsi se manifeste la Sainte Trinité du Père, du Fils et de l’Esprit, non pas comme une vérité lointaine difficile à expliquer mais bien comme Dieu qui a « tant aimé le monde et qui nous a donné son Fils » (Jn3,16). La Trinité, non pas comme un concept d’équations impossibles, mais comme la révélation d’un Dieu qui nous sauve et nous associe à sa vie, pour que nous soyons ses fils et ses filles, des frères et des sœurs de Jésus, animés par l’Esprit Saint, vivant de la vie même de Dieu. C’est la grâce du baptême, la belle aventure de ceux et celles qui sont plongés dans l’expérience de Jésus et peuvent appeler Dieu Père comme lui. C’est la grâce de l’eucharistie qui nous offre de communier au Corps et au Sang de Jésus qui a donné sa vie pour nous, est mort sur la croix et ressuscité d’entre les morts, accueillant à la puissance de l’amour de Dieu. Ainsi Dieu vient habiter en nous. Il nous transforme, nous renouvelle pour que nous aimions comme Jésus, pour que la vie de Dieu grandisse en nous et que nos vies soient belles et agréables à Dieu.
Chers amis qui allez aujourd’hui recevoir le baptême ou communier pour a première fois au Corps du Christ, soyez des croyants confiants et heureux. Dieu s’est fait l’un de nous pour que nous vivions de sa vie, pour que nous partagions sa gloire et témoignons de la victoire de l’amour sur tout ce qui abîme et détruit les hommes.
Que la Sainte Trinité vous bénisse. « Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu, le Père et la communion du Saint-Esprit » (2Cor13,13) soient avec vous. Amen.
Père Bruno CAZIN, curé des Paroisses Saint-Martin et Saint-Charles-de-Foucauld, doyen de Roubaix.
Homélie de la Pentecôte, Paroisses Saint-Martin et Saint-Charles-de-Foucauld, églises du Sacré-Cœur et Saint-Joseph, 23 et 24 mai 2026.
Comment confesser en même temps le Christ vivant au milieu de nous et à la droite de Dieu comme nous l’avons fêté à l’Ascension ? Comment le suivre sur le chemin qu’il a tracé alors que nous ne le voyons pas ? Autant de questions que les premiers chrétiens n’ont pas manqué de se poser. Le don de l’Esprit Saint : voilà la réponse, le cadeau de Dieu qui change tout. Croyant, nous ne sommes pas laissés à eux-mêmes, abandonnés comme des orphelins. La vie même de Dieu nous est donnée. Son amour circule en nous et entre nous. Il nous embrase comme une flamme. Il nous réjouit de la joie de Dieu. Il agit avec puissance. Il nous renouvelle sans cesse. Il nous donne force et audace pour annoncer l’évangile et répondre aux attentes de nos frères et sœurs.
Luc décrit ce don de l’Esprit Saint lors de la fête de Pentecôte, Chavouot, la commémoration du don de la Loi, tandis que Jean le situe le soir même de Pâques lors que Jésus souffle sur les disciples alors qu’ils sont enfermés dans la peur, toutes portes verrouillées : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Ne nous effrayons pas de cette insistance qui paraît négative. C’est une manière juive d’insister, de marquer l’autorité donnée. Jésus donne aux disciples le pouvoir de pardonner, c’est-à-dire d’agir au nom de Dieu, de libérer l’homme captif du péché, enfermé dans ses contradictions. Et cela grâce à l’Esprit Saint qu’il communique. Cet Esprit, c’est l’amour miséricordieux de Dieu qui agit avec puissance et réconcilie les hommes avec Dieu.
Allons droit au but. Aujourd’hui nous fêtons l’Esprit Saint, c’est vrai. Mais nous ne le fêtons pas en soi. Nous le fêtons alors qu’il nous est donné, alors qu’il est répandu dans nos cœurs, alors qu’il nous associe au Christ Seigneur, qu’il nous fait entrer dans la communion du Père et du Fils. Comme Jésus, il nous donne d’appeler Dieu, Abba, Père (Gal4,6) « Il atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. » (Rm8,16). Il construit l’unité dans la diversité. Il nous donne de prier selon les intentions de Dieu (Rm8,27). Lorsque nous parlons de l’Esprit, nous utilisons des images, le feu, le souffle, un violent coup de vent, mais nous ne pouvons nous le représenter. Cependant, nous voyons son action dans la vie de Jésus, son effet chez les premiers chrétiens dans les Actes des apôtres ou les lettres de Paul, de Pierre ou de Jean. De même, nous en faisons l’expérience lorsque nous sommes à son écoute dans la prière ou le partage fraternel et agissons selon les vues de Dieu.
C’est l’Esprit qui permet à chacun d’entendre l’évangile dans sa propre langue. Il nous permet de témoigner, de rendre compte de la foi qui nous anime, de partager la paix et la joie que Dieu nous donne. C’est l’Esprit qui travaille le cœur des nombreux candidats au baptême, à la confirmation et à l’eucharistie qui se présentent, nombreux depuis quelques mois. Treize d’entre eux vont être confirmés cet après-midi à la cathédrale. D’autres démarrent leur parcours. Ils sont aussi divers que les pèlerins juifs présents à Jérusalem au jour de Pentecôte. L’Esprit souffle dans notre diocèse le vent du renouvellement missionnaire et des fraternités paroissiales. L’Esprit fait toute chose nouvelle et ne cesse de nous surprendre. Il s’offre à nous. A nous de l’accueillir, de nous ouvrir à lui, de le laisser agir pour que la promesse de Dieu s’accomplisse, pour que beaucoup connaissent le bonheur d’être aimer de Dieu et de vivre en frères et sœurs.
Prions pour que le souffle de l’Esprit dissipe les ténèbres qui pèsent sur notre humanité, qu’il rende et vigueur aux chrétiens assoupis. Qu’il renouvelle la face de la terre. Amen.
Père Bruno CAZIN, curé des Paroisses Saint-Martin et Saint-Charles-de-Foucauld, doyen de Roubaix.
Homélie pour le 7e dimanche de Pâques paroisse Saint Martin de Roubaix baptême et première communion de lycéens de Saint Rémy. 17 mai 2026
Entre l’Ascension et la Pentecôte nous entendons une nouvelle fois des confidences de Jésus à ses disciples avant qu’il n’entre dans sa Passion. Jésus leur partage ce qu’il a de plus intime et de plus fort, à savoir la communion avec son Père. C’est la mission du Père qu’il est venu accomplir. Cette mission est sur le point de s’achever, d’où l’importance pour lui d’instruire une dernière fois ses disciples avant qu’ils soient envoyés en mission, pour être témoins de sa mort et de sa résurrection.
Jésus emploie à plusieurs reprises ce que je peux qualifier un« gros mot » : glorifier. Gloire, glorifier reviennent en effet très souvent pour qualifier Jésus, pour qualifier Dieu le Père, pour qualifier les disciples que Jésus a reçus du Père. Il vaut mieux bien comprendre ce terme. Il ne s’agit pas de la gloire des héros que la République célèbre lors des fêtes nationales ou militaires. Il s’agit du poids de vie, de l’intensité de vie et d’amour qui caractérisent Dieu, la plénitude d’une vie rayonnante donnée aux autres, d’une vie féconde. Cette gloire, Dieu le Père la partage avec son Fils et Jésus glorifie le Père dans la mesure où il accomplit sa mission d’amour et de tendresse au milieu des hommes. Jésus glorifie le Père lorsqu’il donne sa vie par amour sur la croix. Il glorifie le Père lorsqu’il s’en remet à lui dans la confiance. Le Père et le Fils sont glorifiés dans les disciples lorsque ceux-ci vivent également l’amour fraternel, le don de soi, le partage. Que Jésus soit glorifié dans ses disciples, cela signifie que la vie même de Dieu se communique, se diffuse en nous par l’Esprit Saint qui nous est donné. Ainsi la gloire n’est plus seulement une caractéristique de Dieu, l’humanité elle-même est appelée à partager la gloire de Dieu, à se laisser transformer par l’Esprit Saint. On peut dire encore à se laisser sanctifier, tel que nous le demandons dans le Notre-Père : que ton nom soit sanctifié. Que notre manière d’être et de vivre te glorifie. Que nous puissions répandre ton amour. Le 15 août, nous fêtons celle qui est la toute sainte, déjà glorifiée auprès du Père et de son Fils, la Vierge Marie montée au ciel, alors que nous sommes encore en chemin. Partager la gloire de Dieu, c’est entrer dans la vie qui n’a pas de fin, la vie éternelle.
« Or », Jésus le dit à son Père dans la prière, « la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé Jésus Christ. » La vie éternelle c’est d’entrer dans cette communion d’amour entre le père et le fils et cette vie éternelle nous y entrons par le baptême lorsque nous devenons fils et filles de Dieu lorsque nous devenons frères et sœurs de Jésus remplis de l’esprit-saint.
Céline Jade Jasmine nael Juliette dans un instant vous allez Être baptisé vous allez être plongé dans l’expérience de Jésus qui se reçoit de son père et s’offre à son père c’est par le baptême que vous allez être libéré de tout ce qui vous enferme sur vous-même hé et vous éloigne de la source de la vie hé vous allez entrer dans la merveilleuse aventure de la foi h le chemin de la confiance Le chemin de la vie reçu et donné h le baptême donne une étonnante liberté une nouveauté toujours nouvelle si toutefois nous continuons à écouter la parole de Dieu et à nous laisser transformer par elle h chers amis lycéennes je vous remercie d’avoir choisi de recevoir le baptême hé vous recevez un véritable trésor et en même temps votre présence dans l’église votre appartenance à la communauté ecclésial enrichit l’église de vos personnalités de vos parcours de vos recherches de votre désir soyez des chrétiennes vivantes apportez votre contribution à la vie de l’église d’abord au lycée Saint-Rémy dans votre famille auprès de vos amis donc faut futures études et dans les décisions que vous prendrez pour votre vie personnelle et professionnelle Comme les apôtres soyez assidus à la prière avec Marie et demander l’esprit Saint que vous recevrez davantage encore lors de votre confirmation si vous la préparez dans les années qui viennent R soyez assidus à la lecture de la parole et au partage fraternel comme vous l’avez fait cette année. Ce sont des éléments essentiels de la vie chrétienne comme la participation à l’eucharistie qui nous unit au Christ dans l’offrande de sa vie au Père puisse toute votre vie et celle des chrétiens qui communient régulièrement devenir une véritable eucharistie c’est-à-dire une louange agréable à Dieu non seulement par la qualité de notre prière et des champs lors de la liturgie mais surtout en faisant de toute notre vie une offrande agréable à Dieu une vie belle qui construise la paix l’amitié l’unité la justice entre les hommes h Juliette Jade, Naël Céline et Jasmine, hé panneau route avec le Christ qu’il soit glorifié en vous comme en chacun de nous Amen
Père Bruno CAZIN, curé des Paroisses Saint-Martin et Saint-Charles-de-Foucauld, doyen de Roubaix.
Feuilles de Messes Dimanche 17 Mai 2026 ⛪️.
Feuille d’annonces Messes de 10h15 et 18h30 :
Homélie de l’Ascension, Paroisse Saint-Martin, Roubaix, 14 mai 2026
La fête de l’Ascension du Seigneur passe presque inaperçue. Elle est méconnue de beaucoup et même de chrétiens convaincus. J’en veux pour preuve plusieurs échanges ces jours derniers. On la confond avec l’assomption de la Vierge Marie ou avec la Pentecôte prochaine ou on l’ignore tout simplement. Et pourtant elle est une facette du mystère de Pâques que l’Eglise a reprise de la pédagogie de l’évangéliste Luc : Pâques, Christ est ressuscité. Ascension : il est monté au Ciel à la droite du Père. Pentecôte : il nous donne l’Esprit Saint. L’Ascension achève les quarante jours durant lesquels il est apparu aux disciples. Cinquante jours pour la Pentecôte calée sur la fête juive de Chavouot qui célèbre le don de la Loi. Les deux s’enchaînent comme l’explique Jésus au début du livre des actes des apôtres lorsqu’il fait la promesse du don de l’Esprit aux apôtres qu’il s’apprête à quitter.
Comprenons mieux ce qui est en jeu. Jésus ressuscité est vivant, dans la gloire du Père, profondément uni à son Père comme il l’a toujours été, lui qui a été envoyé sur terre par le Père pour sauver l’humanité. En naissant de la Vierge Marie, il n’en est pas moins resté le Fils unique de Dieu, la Parole vivante. Le Père ne l’a pas abandonné lorsqu’il l’a conduit à la croix. Au contraire, il a voulu par là qu’il rejoigne l’humanité dans l’expérience de l’injustice et de la souffrance. Il a voulu qu’il libère l’homme captif du péché et victime de la violence. Comment l’a-t-il libéré ? Sinon par la confiance inébranlable en son Père et l’accueil indéfectible de sa Puissance d’amour, l’Esprit Saint qui va le relever d’entre les morts. C’est ce même Esprit Saint que les apôtres et tous les pèlerins présents à Jérusalem vont recevoir à la Pentecôte. « C’est l’énergie, la force, la vigueur qu’il a mise en œuvre dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux » (Eph1,19). Ainsi nous confessons le Christ vivant en Dieu et présent au milieu de nous. Certes il n’est plus visible comme lors des apparitions aux disciples pendant les quarante jours après Pâques, mais il est bien présent dans la Parole que nous proclamons, dans son Corps et son Sang que nous partageons. Il est présent aussi au milieu de nous lorsque nous sommes réunis en son nom et le prions ensemble. Il est présent dans la personne du prêtre, ordonné pour rassembler au nom du Christ. Il est présent aussi dans la personne du frère ou de la sœur qui sollicitent notre aide : « Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt25,40) Présent et absent. Ou plutôt présent selon deux modes de présence. Auprès du Père et au sein de l’humanité avec laquelle il a partie liée. Ne sommes-nous pas les membres de son Corps, l’humanité qui grandit dans l’amour « jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude ». (Eph4,13)
Ainsi à l’Ascension, nous ne fêtons pas seulement le Christ vivant, élevé au Ciel à la droite de Dieu, nous célébrons aussi l’espérance de l’humanité appelée à partager la gloire de Dieu. Ainsi l’Eglise que nous formons avance dans l’assurance que sa Tête est déjà au Ciel tandis qu’elle chemine sur la terre et avance parfois encore « dans les douleurs de l’enfantement. » (Rm8,22). Aujourd’hui, nous fêtons Jésus monté au Ciel, mais nous fêtons aussi l’immense espérance de l’humanité en marche vers Dieu. Et cette espérance stimule notre foi. Elle nous donne la force de témoigner avec la puissance de l’Esprit Saint, avec au cœur la promesse qui clôt l’évangile selon Saint Matthieu : Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt28,20). Gardons cette promesse au cœur et rendons grâce à Dieu de nous associer à son Fils dans cette formidable aventure de la foi. Amen !
Père Bruno CAZIN, curé des Paroisses Saint-Martin et Saint-Charles-de-Foucauld, doyen de Roubaix.