Catégorie : feuilles de messe
Homélie pour le 1er dimanche de l’Avent, paroisse Saint-Martin de Roubaix, 30 novembre 2025.
Veillez ! Tenez-vous prêts pour la venue du Fils de l’homme.
Le message de ce début d’Avent est clair. Il nous tourne vers l’avenir. Il nous invite à la conversion, pour être en capacité d’accueillir celui qui vient. La préface de l’eucharistie le proclame avec force : il est déjà venu, il viendra de nouveau. Il est déjà venu le Fils de Dieu qui s’est fait homme, le fils de Marie que nous fêterons à Noël. Il viendra dans la gloire à la fin des temps celui qui a triomphé de la mort et qui est vivant auprès du Père. Il viendra récapituler toute chose en lui. Il est la tête du corps qui est l’Eglise, comme nous l’avons célébré dimanche dernier lors de la fête du Christ roi. La tête est déjà au ciel, comme nous le célébrons à l’ascension. Le corps que nous formons est encore en chemin.
L’Eglise, c’est Jérusalem, vers laquelle montent non seulement les tribus d’Israël mais les peuples du monde entier. En elle, tout ensemble ne fait qu’un : la diversité des peuples et des langues, des âges et des cultures. En elle, nous serons unifiés dans la paix et le respect des différences. Chacun sera respecté, pleinement lui-même et en communion avec tous et avec Dieu, lui-même un dans la communion des trois personnes. C’est le sens de la devise du pape Léon XIV inspirée de Saint Augustin : « In illo uno unum » qu’on peut traduire par « En Celui qui est Un, soyons un. » Dans la cité sainte, paix et bonheur. En elle les épées sont changées en socs et les lances en faucilles. « Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée, ils n’apprendront plus la guerre » (Is2,4). A l’idée d’arriver la montagne de Sion, nous sommes comme des randonneurs impatients. Certes les nuages s’accumulent, les jambes sont lourdes, mais nous sommes des pèlerins joyeux. Notre désir de parvenir au but nous donne des ailes. Nous marchons dans la lumière et nous laissons les ténèbres de côté.
Pour parvenir au but, mieux vaut nous renseigner sur l’objectif à atteindre. Mieux vaut connaître le plan de Dieu, les contours du Royaume qu’il nous propose, les mœurs des habitants, exactement comme lorsqu’on prépare un voyage. Ce Royaume, toute la Bible en révèle les caractéristiques. Jésus lui-même le concrétise par ses paroles et les actes qu’il pose. Aussi, quand avec Isaïe, nous demandons au Seigneur de nous enseigner ses chemins pour aller sur ses sentiers, nous sommes exaucés dans la personne de Jésus qui est un guide sûr. Il ne cesse d’annoncer que le Royaume est tout proche, qu’il est au milieu de nous. Alors lorsque viendra le jour de sa venue, nous serons peut-être surpris mais disposés à l’accueillir.
Au début de ce temps de l’Avent, soyons prêts. Cultivons le désir de la rencontre avec le Fils de l’homme. Redoublons d’ardeur sur les chemins qui nous mènent vers la cité sainte. Veillons ! Ne laissons pas les inquiétudes et les ténèbres nous envahir. Vivons en enfants de Lumière. Rappelons-nous la lumière reçue à notre baptême. « Ainsi, quand le Seigneur viendra, nous pourrons aller à sa rencontre dans son, Royaume, avec tous les saints du ciel » , comme le dit la prière du rituel du baptême, lors de la remise du cierge, allumé au cierge pascal du Christ ressuscité. Bonne marche vers Noël. Bon temps de l’Avent ! Amen !
Père Bruno CAZIN, curé des Paroisses Saint-Martin et Saint-Charles-de-Foucauld, doyen de Roubaix.
Homélie de la messe d’action de grâce pour le doctorat de Romain SEMENOU, vendredi 28 novembre 2025, Saint-Martin, Roubaix.
Dn 7, 2-14 ; Dn 3, 75, 76, 77, 78, 79, 80, 81 ; Lc 21, 29-33
Il y a de quoi être effrayé par les descriptions que nous venons d’entendre : les bêtes difformes, les dents de fer, les propos délirants… mais j’espère que vous avez été attentifs jusqu’au bout à la lecture du livre de Daniel qui décrit sa vision : après avoir relaté les vues terrifiantes qui dénoncent la violence des puissances qui dominent le monde, voici que « bête fut tuée, son cadavre fut jeté au feu. Quant aux autres bêtes, la domination leur fut retirée, ». Tandis que « (comme) un Fils d’homme parvint devant le trône du Vieillard vêtu de blanc que servent des myriades de myriades et il lui fut donné « domination, gloire et royauté » et que « tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le servirent ». « Sa domination ne passera pas, sa royauté ne sera pas détruite. »
On retrouve presque la même expression dans l’évangile selon Saint Luc : « Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. » Si inquiétante soit l’actualité, si sombres paraissent les perspectives, « le royaume de Dieu est proche ». Cette proximité, ce n’est pas forcément celle du calendrier, c’est celle de notre disponibilité à accueillir le don de Dieu, notre capacité à nous ouvrir à sa grâce. Il ne manque pas grand-chose. Nous le savons bien et pourtant nous retombons souvent dans les mêmes ornières. Nous buttons sur les mêmes obstacles et les cercles vicieux des jalousies et des rivalités, de la haine et de la violence nous tiennent captifs. Notre péché nous éloigne de Dieu et de la réalisation de sa promesse.
Il ne tient qu’à nous d’emboîter nos pas dans ceux de Jésus. Il ne tient qu’à nous de quitter nos basses eaux pour nous ouvrir au don de Dieu et grandir en enfant de Dieu pour vivre l’expérience de Jésus. C’est alors que nous pourrons désamorcer le péché et voir les bourgeons du figuier, les derniers à apparaître, les bourgeons qui annoncent bien plus que le printemps, l’été au cours duquel le Moissonneur pourra récolter les épis dorés. Quels sont-ils ces bourgeons ? Plein de pépites qui s’offrent à nous lorsque la tendresse et la miséricorde guident nos actions, lorsque la fraternité l’emporte sur le chacun pour soi, lorsque l’hospitalité réciproque dissipe les logiques d’exclusion et de racisme. Quels sont-ils ces bourgeons, sinon la curiosité des chercheurs de Dieu de tous âges, l’appétit de découverte des catéchumènes, la disponibilité des serviteurs de la charité et de tous ceux qui au quotidien enseignent, soignent, accueillent, soutiennent, accompagnent ceux qui deviennent alors des frères et des sœurs.
Prêtres, nous sommes souvent les témoins privilégiés de l’œuvre de Dieu dans les cœurs. Prédicateurs de la Parole, nous mesurons sa force lorsqu’elle est accueillie dans des cœurs sincères. Pécheurs parmi les pécheurs, nous sommes témoins et nous faisons l’expérience du changement qu’opère le Christ lorsqu’il devient un compagnon de route. Alors, nous touchons de près le mystère du Royaume tout proche et nous sommes heureux d’entraîner le peuple de Dieu dans l’action de grâce, dans l’eucharistie du Christ à son Père. Si nous rendons grâce ce soir c’est d’abord pour cela. Le doctorat de Romain nous réjouit pour lui, pour sa famille, pour le diocèse de Lomé au Togo pour lequel il a été ordonné prêtre. Il nous réjouit plus encore par l’objet de son étude sur la posture des accompagnateurs spirituels des candidats au sacerdoce. Et nous rendons grâce à l’avance pour les fruits que cette thèse produira pour le service de Dieu et du Royaume qui vient. « A lui, haute gloire, louange éternelle ». Amen
Père Bruno CAZIN, curé des Paroisses Saint-Martin et Saint-Charles-de-Foucauld, doyen de Roubaix.
Livret de chants Avent 2025 ⛪️.
Livret de chants Avent 2025 :
Feuilles de messes Dimanche 30 Novembre 2025 ⛪️.
Feuille d’annonces Messes de 10h15 et 18h30 :
Livret de chants Avent 2025 :
Homélie pour la solennité du Christ, roi de l’univers, Paroisse Saint-Charles-de-Foucauld, église du Sacré-Cœur et église Saint-Joseph, Paroisse Saint-Martin, Roubaix, 22 et 23 novembre 2025.
C’est le dernier dimanche de l’année liturgique et nous fêtons le Christ roi. Nous avons en tête les grandes sculpture qui domine la baie de Rio de Janeiro ou le Tage à Lisbonne comme de nombreuses représentations plus modestes dans nos villages. Ces représentations sont assez récentes car la fête a été instaurée par le pape Pie XI en 1925, pour affirmer la royauté du Christ à une époque où grandissait l’attrait pour des pouvoirs autoritaires au lendemain de la première guerre mondiale. Le Christ l’a dit avec force : « ma royauté n’est pas de ce monde ». Il ne vient pas en concurrence des autorités humaines. Il vient instaurer le Règne de Dieu qu’on nomme parfois le royaume des cieux. Jésus l’annonce par la parole et par les actes. Le Royaume, c’est la réalisation de la promesse messianique, sans cesse relancée par les prophètes. C’est un royaume de justice et de paix, un royaume qui s’ouvre aux pauvres, aux cœurs purs, aux miséricordieux. Jésus l’illustre souvent par des paraboles. Il dit combien il est précieux comme une perle de grand prix et en même temps enfoui comme une semence. Mais Jésus ne se définit pas comme roi, son Royaume n’est pas de ce monde. Il n’y a guère que dans sa passion et sur la croix qu’on l’institue roi des juifs. Un titre qui ne consonne gère avec sa situation d’humilié, d’homme dépouillé, torturé, sans pouvoir. La seule couronne qu’il portera, c’est la couronne d’épines. Alors pourquoi donc fêter le Christ roi de l’univers ? Pourquoi, sinon parce que la puissance de Dieu l’a ressuscité, parce qu’il est vivant auprès de Dieu et qu’il nous ouvre le chemin vers lui. Jésus est roi. Il règne sur tout l’univers. Il guide l’humanité vers Dieu son Père. Il est le pasteur qui nous mène l’humanité vers le Royaume de Dieu.
Ainsi, vous l’avez compris. Le Christ renverse tous les repères que nous avons sur la royauté. Il est roi d’humilité, roi sans pouvoir et sans armée. Il est le serviteur qui prend la dernière place, qui lave les pieds de ses disciples la veille de sa passion. Il ne répond pas aux accusations durant son procès. Il n’oppose pas de résistance aux violences qu’on lui inflige. Il brise le cercle vicieux de la haine et de la vengeance. Il va jusqu’à pardonner ses bourreaux ou plutôt il demande à son Père de les pardonner « car ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Lc23,34) Le larron condamné à mort sur la croix à ses côtés est le premier à entrer au paradis. Les pauvres sont premiers dans le Royaume (Lc6,20) et « Il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu » (Lc18,25) Tout est inversé. De plus, à l’achèvement des temps, « le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père, après avoir anéanti, parmi les êtres célestes, toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance ». (1Cor15,24) et « le dernier ennemi qu’il aura anéanti, c’est la mort » dit encore l’apôtre Paul dans la 1ère lettre aux Corinthiens.
Si l’Eglise célèbre le Christ-Roi le dernier dimanche de l’année liturgique, c’est pour mieux signifier la portée de la résurrection et l’avenir qui s’offre à nous. Nous sommes tendus vers l’accomplissement des temps. Nous confessons que le Christ est le chef de l’humanité nouvelle, lui qui va rassembler toute l’humanité en lui pour la mener au Père. Ainsi le Christ récapitule toute chose comme le dit magnifiquement la lettre aux Ephésiens : Par la grâce manifestée dans le Christ (…) Dieu le Père a dévoilé sa volonté et sa bonté : il va « mener les temps à leur plénitude, récapituler toutes choses dans le Christ, celles du ciel et celles de la terre ». Le Christ est roi ; il nous guide. « Il est la tête du corps, la tête de l’Eglise » (Col1,18) Ainsi, « en vivant dans la vérité de l’amour, nous grandirons dans le Christ pour nous élever en tout jusqu’à lui, car il est la Tête. Et par lui, dans l’harmonie et la cohésion, tout le corps poursuit sa croissance (…). Il se construit dans l’amour ». (Eph4, 15.16).
Célébrons dans la joie le Christ roi. Désirons de tout notre cœur que son règne vienne comme nous le répétons chaque jour dans la prière du Notre Père. Demandons la grâce d’être vraiment « un royaume et des prêtres pour son Dieu et Père » (Ap1,6). Amen !
Père Bruno CAZIN, curé des Paroisses Saint-Martin et Saint-Charles-de-Foucauld, doyen de Roubaix.
Feuilles de messes Dimanche 23 Novembre 2025 ⛪️.
Messe de 10h15 :
Messe de 18h30 :
Homélie pour la fête de Saint-Martin, saint patron de la paroisse, Roubaix, 11 novembre 2025.
Mi6,6-8 ; Ps88,2-3,4-5,21-22,25.27 ; Mt25,31-40
Notre paroisse a la chance d’accueillir de nombreux catéchumènes cette année. Dans le dernier échange que nous avons eu, beaucoup partageaient l’importance du témoignage de vie que leur avaient donné des parents, une grand-mère, un ami, un saint vénéré par l’Eglise. Ce témoignage, c’est souvent celui d’une charité vécue au quotidien, d’une attention à l’autre, d’une tendresse, d’une amitié dont ils avaient bénéficié et dont ils avaient peu à peu découvert la source, le lien vital que cette personne avait avec Dieu, avec le Seigneur Jésus Christ.
Saint-Martin est un de ses témoins dont l’exemple reste parlant malgré les siècles qui nous séparent de lui. Jeune soldat romain, originaire de Pannonie, l’actuelle Hongrie, il se convertit au Christ, fonda le premier monastère de Gaule à Ligugé près de Poitiers puis devint évêque de Tours. Il a annoncé l’évangile, notamment dans les campagnes du centre de la Gaule. Il détruisait les idoles et établissait le culte du vrai Dieu. Sa charité contribuait à l’annonce de la Bonne Nouvelle. Jusqu’au bout, il s’est dépensé au service de ses frères, s’ingéniant à rétablir la concorde là où les jalousies et les rivalités provoquaient la division. Homme de prière, il contribuait à rapprocher le ciel et la terre. C’est ainsi que le Christ lui apparut, portant la moitié du manteau qu’il avait donné à un pauvre à Amiens. A l’heure de la mort, il s’en est remis à Dieu avec une grande confiance, repoussant le diable, en lui répliquant que le sein d’Abraham allait le recevoir.
Frères et sœurs, le témoignage de Martin est éloquent. Les actes parlent autant et même plus que la parole. A l’heure où beaucoup se veulent davantage missionnaires, il est bon de nous en rappeler. La fraternité vécue, l’entraide, une charité inventive sont l’expression de la foi. Il serait vain de se dire croyant sans aimer Dieu et son prochain et en particulier les pauvres de toutes ses forces. Il n’y a pas d’un côté la foi, la prière, la liturgie et de l’autre les engagements caritatifs comme le rappelle avec vigueur le pape Léon dans son exhortation Dilexi te. Les deux sont profondément liés car Dieu s’est fait homme et « ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt25,40)
Qu’est ce que Dieu attend de nous ? Cette cohérence entre la foi et les actes (Jc2,14-17). Le témoignage d’une foi vécue au quotidien, avant d’être célébrée à l’église : « Homme, le Seigneur t’a fait savoir ce qui est bien, ce qu’il réclame de toi : rien d’autre que pratiquer le justice, aimer la miséricorde, et marcher humblement avec ton Dieu ». (Mi6,8) Que cette invitation nourrisse notre prière en ce jour de fête. Qu’elle donne du fruit dans notre paroisse, placée sous le vocable de Saint Martin. Amen !
Père Bruno CAZIN, curé des Paroisses Saint-Martin et Saint-Charles-de-Foucauld, doyen de Roubaix.
Feuilles de messes Dimanche 09 Novembre 2025 ⛪️.
Homélie pour la commémoration des fidèles défunts, Paroisse Saint-Charles-de-Foucauld, église Saint Joseph et Paroisse Saint-Martin, Roubaix, 2 novembre 2025.
La mort nous interroge. Que sont devenus nos défunts ? Où sont-ils ? Sont-ils vivants ? Sont-ils heureux ? Autant de questions qui se bousculent dans nos têtes lorsque nous faisons mémoire de ceux que nous avons aimés, de ceux qui nous ont donné la vie, des membres de nos familles, de nos amis. A ces questions, beaucoup répondent par le vide, considérant que la mort physique est un point final de l’existence, d’autres se disent que ce n’est pas possible, qu’ils ressentent la présence des défunts, parfois même qu’ils leur parlent comme s’ils étaient dans la pièce d’à-côté. Toutes ces positions sont respectables qu’elles soient mues par le réalisme ou par l’affection. Chrétiens, nous n’avons pas d’opinion, mais nous avons une certitude et une espérance : la certitude, c’est que Christ est ressuscité. Il est apparu à Marie-Madeleine et aux saintes femmes. Il a bouleversé les apôtres, les disciples d’Emmaüs et bien d’autres. Il a retourné Saul et en a fait Paul, l’apôtre des nations. L’espérance chrétienne est née de la résurrection du Seigneur. Et cette espérance, ce n’est pas seulement que nous ressusciterons un jour, cette espérance, c’est que l’amour a gagné. La mort est vaincue et avec elle le péché, la violence et la haine. Nous sommes pardonnés, réconciliés avec Dieu. Par le baptême, nous sommes devenus fils et filles de Dieu. Notre vie est déjà transformée si toutefois nous nous laissons remodeler par l’Esprit de Dieu. Ainsi, la vie éternelle a déjà commencé en nous. Elle n’a rien de spectaculaire mais elle donne des fruits d’amour, de justice, de fraternité, de paix. Ainsi dans la foi, nous croyons que cette vie-là, la vie de l’âme sauvée par le Christ n’aura pas de fin. Nous espérons que nous retrouverons ceux que nous avons aimés et tant d’autres que nous méconnaissons aujourd’hui. Nous savons que nous pouvons miser sur l’amour et nous laisser aimer de Dieu comme Jésus. « Ainsi, celui qui voit le Fils et croit en lui à la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. » (Jn6,40) car la vie éternelle consiste à accueillir la vie de Dieu, à se laisser aimer par lui et à aimer en retour. Voilà pourquoi nous confessons le Christ Sauveur. Parce qu’il nous permet de devenir enfants de Dieu à notre tour. Parce qu’il nous libère de l’enfermement sur nous-mêmes et de la peur de mourir qui conduit au péché.
Frères et sœurs telle est notre foi. Telle est notre espérance. L’espérance d’hommes et de femmes qui n’ont pas seulement la conviction qu’il y a quelque chose au-delà de la mort, mais d’hommes et de femmes qui croient au Christ, Fils de Dieu, ressuscité. Que cette espérance nous apaise. Qu’elle nourrisse en nous l’intime conviction que ceux que nous aimons « sont dans la main de Dieu » (Sg3,1). Prions pour eux. Prions pour qu’ils puissent accueillir l’immense miséricorde de Dieu et participer à sa vie glorieuse comme les saints et les saintes que nous avons fêtés hier. Amen.
Père Bruno CAZIN, curé des Paroisses Saint-Martin et Saint-Charles-de-Foucauld, doyen de Roubaix.